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Fondements des réseaux — exercices

Le TD1, le TP1 et les mises en situation, corrigés avec le raisonnement attendu — pas seulement le résultat.

🎯

Le schéma de référence

Le TD1 s'appuie sur une topologie comportant trois zones — Home Office, Central et Branch — reliées par des nuages Intranet et Internet. Le schéma d'origine se trouve dans sources/2-td1-representation-du-reseau.pdf, page 1. Gardez-le sous les yeux : plusieurs réponses se lisent directement dessus.

01TD1 — identifier les composants

1Terminaux, intermédiaires, supports Facile

  1. Combien d'icônes dans la topologie représentent des terminaux ? Énumérez-les.
  2. Quels sont les dispositifs intermédiaires présents dans le schéma ?
  3. Combien de périphériques finaux ne sont pas des ordinateurs de bureau ? Énumérez-les.
  4. Combien de supports de transmission différents sont utilisés ? Énumérez-les.
✅ Correction — la méthode et les critères
🧰 Comment compter sans se tromper

Le décompte exact dépend du schéma que vous avez sous les yeux. Ce qui est noté, c'est le critère de tri appliqué correctement à chaque icône. Passez-les une par une et posez-vous une seule question : cette icône est-elle l'origine ou la destination d'un message ?

a. Les terminaux (périphériques finaux)

Tout ce qui produit ou consomme de l'information et porte sa propre adresse en tant que source ou destination :

  • ordinateurs de bureau et portables ;
  • serveurs (Server-PT) ;
  • imprimantes réseau ;
  • téléphones VoIP ;
  • smartphones et tablettes ;
  • caméras IP.

b. Les dispositifs intermédiaires

  • Switchs — repérés S1, S2… ils interconnectent les postes d'un même LAN ;
  • Routeurs — repérés R1, R2… ils interconnectent les LAN entre eux et vers le WAN ;
  • Point d'accès sans fil — relaie les terminaux Wi-Fi vers le réseau filaire ;
  • Modem — assure la liaison avec le réseau de l'opérateur.

c. Les périphériques finaux qui ne sont pas des ordinateurs de bureau

Retirez de la liste (a) les seules tours et écrans classiques. Il reste : ordinateurs portables, serveurs, imprimantes, téléphones VoIP, smartphones, tablettes, caméras IP.

⚠️ Le piège de la question c

Un ordinateur portable reste un terminal et compte dans la liste : la question exclut les ordinateurs de bureau, pas les ordinateurs. De même, le serveur est un périphérique final — il a beau être puissant et rangé dans une armoire, il est bien la destination des requêtes.

d. Les supports de transmission

SupportReprésentation sur le schémaOù on le trouve
Paire torsadée (Ethernet cuivre)Trait plein noir Postes ↔ switch, à l'intérieur d'un LAN
Fibre optiqueTrait plein plus épais, souvent orange ou jauneLiaisons entre bâtiments, cœur de réseau
Sans-filTrait pointillé ou ondes Smartphone, tablette, portable ↔ point d'accès
Liaison série WANTrait en zigzag ou éclair Routeur ↔ routeur, à travers le nuage opérateur

02Le rôle des appareils

2Modèle client-serveur, fonctions, critères Facile

  1. Dans cette topologie, seul le dispositif Server-PT peut agir en tant que serveur ; les ordinateurs de bureau ou portables ne le peuvent pas. Expliquez le modèle client-serveur.
  2. Indiquez au moins deux fonctions des dispositifs intermédiaires.
  3. Indiquez au moins deux critères pour le choix d'un type de support de transmission.
✅ Correction

1. Le modèle client-serveur

C'est une relation hiérarchique entre deux hôtes, définie par le logiciel installé, pas par le matériel :

  • le client est équipé d'un logiciel qui lui permet de demander des informations et de les afficher — c'est toujours lui qui initie l'échange, par une requête ;
  • le serveur est équipé d'un logiciel qui lui permet de fournir des informations et des services — il répond, il ne parle jamais spontanément.

Exemple : le client de messagerie sur le poste d'un employé demande au serveur les courriels non lus ; le serveur répond en les envoyant.

Nuance à ne pas oublier : les données ne vont pas que du serveur vers le client. Le flux peut être égal dans les deux sens, ou plus important du client vers le serveur — un dépôt de fichier, par exemple. On parle alors d'upload (montant, client → serveur) et de download (descendant, serveur → client).

⚠️ Sur l'énoncé lui-même

L'affirmation « les ordinateurs de bureau ne peuvent pas être utilisés en tant que serveurs » vaut dans Packet Tracer, où l'icône Server-PT est la seule à embarquer les services HTTP, DNS ou DHCP. Dans la réalité, c'est le logiciel installé qui détermine le rôle : n'importe quel PC devient serveur si on y installe un service. Le cours le dit explicitement — sachez faire la différence entre la contrainte du simulateur et le principe.

2. Deux fonctions des dispositifs intermédiaires

  1. Régénérer et retransmettre les signaux de données — le signal s'atténue et se déforme en se propageant dans le câble.
  2. Déterminer le chemin à emprunter pour atteindre la destination — c'est le rôle du routeur, qui choisit le meilleur trajet.

Autres réponses acceptables : filtrer le trafic selon des règles de sécurité, notifier les erreurs et les échecs de communication, classer les messages par priorité, interconnecter des médias différents.

3. Deux critères de choix d'un support

Deux suffisent, mais le cours en donne quatre — autant les citer tous :

  1. la distance sur laquelle le support transporte correctement le signal ;
  2. l'environnement dans lequel il est installé ;
  3. la quantité de données et le débit ;
  4. le coût des supports et de l'installation.

03LAN et WAN

3Comparer réseaux locaux et étendus Moyen

  1. Expliquez la différence entre un LAN et un WAN, avec des exemples.
  2. Combien voyez-vous de WAN dans ce réseau ?
  3. Combien voyez-vous de LAN ?
  4. L'Internet de cette topologie est très simplifié. Décrivez brièvement l'Internet réel.
  5. Quels sont les moyens les plus courants pour un particulier de se connecter à Internet ?
  6. Quelles méthodes les entreprises utilisent-elles couramment ?
✅ Correction

1. LAN contre WAN

LANWAN
ÉtendueUn bâtiment, un groupe de bâtiments proches — 100 m à 1 km Une région, un pays, la planète — 1 000 km et plus
InfrastructurePrivée, gérée localement par le personnel informatiqueEn général publique — opérateurs télécom
Coût d'usageAucun au-delà de l'installation Facturé selon le trafic ou la bande passante réservée
Bande passanteÉlevéePlus faible et plus chère au mégabit
ExempleLe réseau du lycée, d'une usine, d'un campus Internet, une liaison entre le siège et une agence

La formulation qui rapporte des points : un LAN est un réseau qu'on possède et qu'on administre ; un WAN est un réseau qu'on loue et qu'on ne maîtrise pas. C'est cette différence de propriété, plus encore que la distance, qui structure tout le reste.

2 et 3. Les décomptes

Trois LAN — Home Office, Central et Branch : chaque zone encadrée constitue un réseau local, avec ses propres équipements intermédiaires.

Les WAN — chaque nuage du schéma. Le nuage Internet en est un ; si un nuage Intranet distinct relie Central à Branch, il en constitue un second.

🧰 La règle de lecture d'un schéma

Un cadre = un site = un LAN. Un nuage = un WAN. Le nuage est dessiné en nuage précisément parce qu'on ignore — et qu'on n'a pas à savoir — ce qu'il contient : c'est l'infrastructure de l'opérateur.

4. Décrire l'Internet réel

Internet n'est pas un réseau mais un réseau de réseaux : une interconnexion mondiale de milliers de réseaux indépendants — opérateurs, entreprises, universités, hébergeurs — qui acceptent de s'échanger du trafic. Aucune organisation ne le possède ni ne le dirige. Ce qui le tient ensemble, ce n'est pas un propriétaire mais un ensemble de protocoles communs, au premier rang desquels TCP/IP. Le nuage du schéma masque cette complexité : dans la réalité, un paquet traverse couramment une dizaine de routeurs appartenant à plusieurs opérateurs distincts.

5. Se connecter depuis chez soi

  • Fibre optique (FTTH) — la plus répandue aujourd'hui en zone couverte, plusieurs centaines de Mbit/s à plusieurs Gbit/s ;
  • ADSL / VDSL — sur la ligne téléphonique en cuivre, en voie d'extinction ;
  • Câble coaxial — réseau câblé de l'opérateur ;
  • 4G / 5G — box mobile ou partage de connexion, utile là où le filaire manque ;
  • Satellite — pour les zones blanches.

6. Se connecter depuis une entreprise

  • Fibre optique dédiée avec engagement de qualité de service — débit garanti et symétrique, délai de rétablissement contractuel ;
  • Ligne louée — liaison réservée exclusivement au locataire, 24 h/24, pour la durée du contrat ;
  • VPN sur Internet — relie les sites à moindre coût en chiffrant le trafic à travers l'Internet public ;
  • MPLS — réseau privé de l'opérateur interconnectant plusieurs sites ;
  • Double accès de secours chez deux opérateurs différents, pour la continuité de service.
🌍 Pourquoi une entreprise paie beaucoup plus cher

Une offre grand public est asymétrique (on télécharge bien plus qu'on n'envoie) et mutualisée : le débit annoncé est un maximum théorique partagé avec le voisinage. Une entreprise achète l'inverse — un débit symétrique, garanti, avec une garantie de temps de rétablissement en cas de panne. Ce n'est pas le débit qu'on paie, c'est l'engagement.

04TP1 — schématiser un réseau

4Construire et compléter une topologie Moyen

  1. Reproduire le schéma du réseau Branch sur draw.io en indiquant les supports de transmission utilisés. Ajoutez un périphérique terminal et raccordez-le avec le support nécessaire.
  2. Que faut-il d'autre à ce périphérique pour envoyer des données aux autres utilisateurs finaux ? Pouvez-vous fournir ces informations ? Existe-t-il un moyen de vérifier que vous l'avez correctement connecté ?
  3. Ajoutez un nouveau périphérique intermédiaire et connectez-le. Que lui faut-il d'autre pour servir d'intermédiaire ?
  4. Créez un nouveau réseau avec au moins deux LAN connectés par un WAN. Que devez-vous faire d'autre pour le rendre fonctionnel ?
✅ Correction

2. Ce qu'il faut au nouveau terminal

Trois choses, et pas seulement une adresse :

  • une adresse IP et un masque de sous-réseau, pour être identifié et savoir qui est sur son réseau ;
  • une passerelle par défaut — l'adresse du routeur — pour joindre les machines hors de son réseau ;
  • une adresse de serveur DNS s'il doit atteindre des sites par leur nom.

Comment vérifier :

vérification
ipconfig /all          → l'adresse a-t-elle bien été attribuée ?
ping 127.0.0.1         → la pile TCP/IP du poste fonctionne
ping <sa propre IP>    → la carte réseau répond
ping <la passerelle>   → le poste atteint son routeur
ping <un poste voisin> → la communication dans le LAN passe
ping 8.8.8.8           → la sortie vers l'extérieur fonctionne
ping www.example.com   → la résolution de noms fonctionne aussi
🧰 Pourquoi cet ordre

On teste du plus proche au plus lointain. Le premier ping qui échoue désigne l'endroit exact de la panne : si le voisin répond mais pas la passerelle, le problème est le routeur ; si 8.8.8.8 répond mais pas le nom, c'est le DNS. C'est la méthode attendue en épreuve, et elle vaut plus que la simple réponse « je fais un ping ».

3. Ce qu'il faut au nouvel intermédiaire

Cela dépend de sa nature — et c'est justement ce que la question vérifie :

Équipement ajoutéCe qu'il lui faut
Switch Rien pour fonctionner : il commute dès qu'il est alimenté et câblé. Une adresse IP ne lui sert qu'à être administré à distance
Point d'accès Wi-Fi Un raccordement filaire au switch, un SSID, un mode de sécurité et sa clé. Une adresse IP pour son administration
Routeur Une adresse IP sur chacune de ses interfaces, chacune dans un réseau différent, plus les routes (statiques ou dynamiques)
⚠️ La nuance qui distingue une bonne copie

Répondre « il lui faut une adresse IP » est insuffisant pour un switch et incomplet pour un routeur. Un switch travaille en couche 2, avec les adresses MAC : il fonctionne parfaitement sans aucune adresse IP. Un routeur, lui, en exige une par interface, et chacune dans un réseau distinct — c'est la définition même de son rôle.

4. Rendre fonctionnel un réseau à deux LAN reliés par un WAN

  1. Un plan d'adressage cohérent : un sous-réseau distinct par LAN, plus un troisième pour la liaison entre les deux routeurs — typiquement un /30, qui offre exactement les deux adresses nécessaires.
  2. Configurer les interfaces de chaque routeur : une adresse côté LAN, une côté WAN.
  3. Le routage : chaque routeur doit savoir joindre le réseau distant. Route statique, ou protocole dynamique comme RIP.
  4. La passerelle par défaut sur chaque poste : l'adresse de l'interface LAN de son propre routeur.
  5. Tester par ping d'un poste du LAN A vers un poste du LAN B.
⚠️ L'oubli qui tombe à chaque TP

Tout est correctement câblé et adressé, les routeurs se pingent entre eux — mais les postes ne se joignent pas. Cause quasi certaine : la passerelle par défaut n'est pas renseignée sur les postes. Sans elle, une machine ne sait pas quoi faire d'un paquet destiné à un autre réseau : elle l'abandonne.

05Choisir un câblage

5Le cas de l'usine Moyen

Vous conseillez le patron d'une usine sur le câblage.

  1. Il veut relier deux bâtiments distants de 2 km. Quel support ? Justifiez avec un argument du cours.
  2. Dans l'usine, de grosses machines créent des étincelles et des parasites électriques. Si vous devez absolument utiliser du cuivre : UTP ou STP ? Pourquoi ?
  3. Dans un câble coaxial, quelle partie empêche le court-circuit entre le cuivre central et le blindage ?
  4. Quels sont les quatre critères de choix d'un support ?
✅ Correction

A — La fibre optique. Deux arguments du cours, et il faut les deux :

  • Distance — elle permet d'aller jusqu'à plusieurs kilomètres avant que l'information ne subisse de graves détériorations. La paire torsadée plafonne à 100 m ; le coaxial exige une régénération tous les kilomètres.
  • Environnement — elle véhicule des impulsions lumineuses et n'est absolument pas sensible aux perturbations électromagnétiques.

B — La STP (Shielded Twisted Pair, paire torsadée blindée). Le cours est explicite : l'entrelacement des brins limite les interférences, mais la protection d'un blindage est bien plus efficace pour diminuer les risques face à un environnement électromagnétique agressif — moteurs, relais, transformateurs.

C — L'isolant. Entourant la partie centrale, il est constitué d'un matériau diélectrique qui évite tout contact entre l'âme et le blindage, donc tout court-circuit.

🧰 Les 4 couches du coaxial, de l'extérieur vers le centre
structure
GAINE     → protège de l'environnement extérieur (caoutchouc, PVC)
BLINDAGE  → enveloppe métallique, protège des parasites (le « bruit »)
ISOLANT   → diélectrique, empêche le court-circuit âme ↔ blindage
ÂME       → cuivre, transporte les données

D — Les quatre critères : la distance · l' environnement · la quantité de données et le débit · le coût des supports et de l'installation.

06Topologies

6L'architecte réseau Moyen

  1. Pourquoi la topologie en étoile est-elle plus chère à installer que le bus, alors qu'elle est plus fiable ?
  2. Si vous branchez vos PC sur un hub, la topologie physique est une étoile. Quelle est sa topologie logique ?
  3. Sur le schéma Central, PC1 à PC4 sont reliés à des switchs S1 et S2. Quelle est la topologie physique de cette partie ?
  4. Entre un hub et un switch, lequel est le plus performant pour la bande passante, et pourquoi ?
✅ Correction

1. Parce qu'un matériel supplémentaire est nécessaire : le hub ou le switch central, que la topologie en bus n'exige pas. S'y ajoute, en pratique, un câble par poste jusqu'au point central, là où le bus se contente d'une ligne unique que l'on pique au passage. On paie donc l'équipement et le câblage — et ce qu'on achète en échange, c'est la résistance à la panne : débrancher un poste ne paralyse plus le réseau.

2. Un bus. Le hub recopie chaque signal reçu sur tous ses ports : les machines se comportent exactement comme si elles partageaient un unique câble. D'où le partage de la bande passante et les collisions.

3. Une étoile — ou plus précisément une étoile étendue (deux étoiles reliées entre elles), puisqu'il y a deux switchs interconnectés. Chaque groupe de postes rayonne vers son switch, et les switchs sont reliés l'un à l'autre.

4. Le switch. Le cours le formule ainsi : le commutateur attribue l'intégralité de la bande passante à chaque station, à l'inverse du concentrateur qui la partage.

🧰 La démonstration chiffrée
comparaison
HUB 8 ports à 100 Mbit/s
  → les 8 machines se PARTAGENT 100 Mbit/s
  → environ 12,5 Mbit/s chacune si elles émettent ensemble
  → et des collisions, qui font retomber le débit réel encore plus bas

SWITCH 8 ports à 100 Mbit/s
  → CHAQUE machine dispose de 100 Mbit/s
  → aucune collision : chaque port est un domaine de collision séparé
⚠️ Ce que le switch ne fait pas

Il sépare les domaines de collision, mais pas les domaines de diffusion : un broadcast émis sur un port ressort sur tous les autres. Seul le routeur arrête une diffusion. Le cours le dit également autrement : le switch « ne met en œuvre aucune fonctionnalité de sécurité, hormis l'amélioration de la disponibilité ».

07Le gardien du réseau

7Firewall, proxy et politique de filtrage Exigeant

Vous êtes administrateur réseau du lycée.

  1. Le directeur veut empêcher l'accès à des sites web précis. Firewall ou proxy ?
  2. Un pirate scanne votre réseau depuis Internet et ne voit que l'adresse du proxy. Comment le cours nomme-t-il cette action ?
  3. Vous configurez un firewall. Est-il plus sûr de tout autoriser puis bloquer, ou de tout interdire puis autoriser ? Pourquoi ?
  4. Quel logiciel cité dans le cours protège les fichiers contre les logiciels malveillants ?
✅ Correction

1. Le proxy. Le cours indique qu'« une liste d'URL peut être interdite, pour proscrire certains sites aux utilisateurs internes ». Le firewall, lui, raisonne en paquets — adresses IP, ports, protocoles — et ne bloquerait qu'une adresse IP, ce qui est bien trop grossier : un serveur héberge souvent des centaines de sites, et un site change d'adresse.

2. Il masque les noms et adresses IP des machines du réseau interne et les remplace par les siennes. Résultat, comme l'écrit le cours : « seule celle du serveur proxy sera connue de l'extérieur ». On empêche ainsi les personnes extérieures d'obtenir des informations sur l'organisation du réseau.

3. Tout interdire, puis autoriser — c'est-à-dire la règle « Tout ce qui n'est pas explicitement autorisé est interdit ». Le cours la qualifie de sans nul doute la plus sûre, tout en signalant sa contrepartie : elle impose une définition précise et contraignante des besoins en communication.

💡 Pourquoi la liste blanche gagne toujours

Avec une liste noire, vous devez avoir tout prévu : il suffit d'une seule menace que vous n'aviez pas anticipée pour qu'elle passe. Avec une liste blanche, l'inconnu est refusé par défaut — l'oubli joue en votre faveur au lieu de jouer contre vous. En sécurité, on ne construit jamais une défense qui suppose qu'on a pensé à tout.

4. L'antivirus. Le cours le décrit comme « un utilitaire qui détecte les virus sur un ordinateur par l'analyse des fichiers — disque dur, CD, fichiers chargés en mémoire — et les empêche de nuire ».

🌍 Les exemples du cours ont vieilli

Le polycopié cite Kaspersky Pro 4, Panda Pro et Avast. Ces versions ont vingt ans, mais ce n'est pas grave : ce qui est évalué, c'est le rôle de l'antivirus, pas la marque. Si vous citez un exemple, prenez-en un actuel — Microsoft Defender, intégré à Windows, est le plus honnête à mentionner.

⚡ Les erreurs qui coûtent le plus de points

  • Classer un serveur ou un portable en « intermédiaire ». Le critère est unique : source ou destination du message ?
  • Confondre topologie physique et logique. Hub = étoile physique, bus logique.
  • Dire qu'un switch a besoin d'une adresse IP pour fonctionner. Non — elle ne sert qu'à l'administrer.
  • Oublier la passerelle par défaut sur les postes : le symptôme classique du « ça ping dans le LAN mais pas au-delà ».
  • Croire que le switch bloque les broadcasts. Seul le routeur le fait.

Sources exploitées

  • 2-TD1-Représentation du réseau.pdf
  • 2-TP1-Schématiser un Réseau.pdf
  • TP 1 — compte rendu l'élève
  • Modules 1-5 Fondations.docx
  • 2-Fondement_Réseaux.pdf — le professeur