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Le cours · La fiche
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1Un ransomware chiffre tous les fichiers de l'entreprise. Quel pilier de la triade est touché en premier ?
Les fichiers ne sont pas altérés, ils sont verrouillés : c'est la disponibilité qui tombe. La confidentialité tombe aussi si l'attaquant a exfiltré les données avant de les chiffrer — la « double extorsion ». L'intégrité, elle, n'est pas nécessairement violée.
2Qu'est-ce qui distingue un White Hat d'un Grey Hat ?
Ce n'est ni la compétence — comparable — ni la gentillesse des motifs. Chercher des failles « pour aider » mais sans qu'on le lui ait demandé reste illégal. C'est pourquoi les missions précisent chaque fois « vous êtes un pentester mandaté » : le mandat fait toute la différence entre un métier et un délit.
3Par quoi vérifie-t-on qu'un fichier n'a pas été modifié en chemin ?
C'est la Data Integrity. À ne pas confondre avec la confidentialité, obtenue par le chiffrement et le contrôle d'accès, ni avec la disponibilité, obtenue par la redondance et le PRA. Le cours distingue aussi la System Integrity, qui protège le système lui-même et s'appuie sur les anti-malwares.
4Jusqu'où peuvent monter les sanctions financières de la CNIL ?
Le montant le plus élevé des deux est retenu. S'y ajoutent les sanctions administratives — mise en demeure, rappel à l'ordre — et le coût de réputation. Pour une PME, c'est potentiellement fatal : la sécurité n'est pas une option, c'est une obligation légale.
5Un écran de rançon s'affiche sur un poste. Pourquoi ne faut-il surtout pas l'éteindre ?
Le réflexe naturel est le mauvais. En RAM se trouvent souvent les processus en cours et parfois les clés de chiffrement. On isole sans couper l'alimentation : débrancher le câble, couper le Wi-Fi, ne rien rebrancher, alerter le service informatique. Et on ne paie jamais la rançon.
6Le poste de Brice affiche un message plein écran, puis ses documents sont définitivement perdus. De quel ransomware s'agit-il ?
L'apparence de l'écran fait d'abord penser à un bloquant (locker), qui verrouille l'appareil sans toucher aux fichiers. Mais la perte irréversible des documents est la signature du chiffrant (crypto) : les fichiers sont là, illisibles sans la clé. Ne concluez pas sur l'écran, regardez ce qui est arrivé aux données.
7Quelle source publique renseigne le mieux un attaquant sur l'architecture technique d'une entreprise ?
C'est l'exemple le plus parlant de l'OSINT. Une annonce qui demande « Windows Server, VMware, Active Directory, pare-feu Stormshield, sauvegarde Veeam, GLPI » livre l'inventaire des technologies à cibler — sans que l'attaquant ait eu à toucher au réseau. Le footprinting est passif : il ne récolte que du public.
8Que cherche l'opérateur intitle: dans une requête Google Dorks ?
intitle: cible le titre, inurl: l'adresse — c'est ainsi qu'on repère les interfaces de connexion indexées par erreur, par exemple inurl:/wp-admin/. Les autres : site: restreint à un domaine, filetype: à un type de fichier, les guillemets imposent la correspondance exacte.
9Pourquoi casser un mot de passe revient-il à en essayer des millions ?
Un hachage produit une empreinte de taille fixe, unique et non réversible. Un ZIP protégé ne stocke pas le mot de passe : il stocke son condensé, recalcule celui de ce que vous tapez et compare. Comme on ne peut pas inverser l'empreinte, il ne reste que la force brute ou le dictionnaire — zip2john puis john.
10Pourquoi « Motdepasse123! » est-il faible malgré ses 14 caractères et ses quatre types ?
Une attaque par dictionnaire ne teste pas toutes les combinaisons : elle teste ce que les gens utilisent vraiment. rockyou.txt rassemble ~14 millions de mots de passe issus d'une fuite de 2009 ; un mot de passe qui y figure tombe en quelques secondes, quelle que soit sa longueur. D'où la phrase de passe : la longueur bat la complexité.