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Atelier — infrastructure complète

Recto-verso. À garder ouverte pendant le TP. Le cours · Le TP corrigé

⚡ L'ordre de montage

1. effacer : erase startup-config + delete vlan.dat + reload
2. base : nom, mots de passe, bannière
3. adressage + no shutdown + horloge DCE
4. VLAN, ports d'accès, agrégations
5. inter-VLAN, puis RIPv2
6. DHCP, NAT, NTP

Chaque étage suppose le précédent. Un service testé trop tôt semble toujours cassé.

Le plan d'adressage

RôleAdresse
R1 S0/0/0172.16.1.1/30
R2 S0/0/0172.16.1.2/30
R2 S0/0/1172.16.2.2/30
R3 S0/0/1172.16.2.1/30
R2 G0/0209.165.200.233/29
Serveur web10.10.10.10/32
VLAN 21 · 23 · 99192.168.21.1 · .23.1 · .99.1
S1 · S3 (VLAN 99)192.168.99.2 · 192.168.99.3

⚡ Ce que le sujet a faux

Il annonce 209.165.200.225 comme passerelle du serveur Internet.

Le lien est 209.165.200.232/29 : utilisables de .233 à .238. Le serveur porte .238, sa passerelle doit donc être 209.165.200.233.

.225 appartient au 209.165.200.224/29 voisin — celui du pool NAT.

Second désaccord, sur 172.16.2.0/30 : le tableau donne .1 à R2 et .2 à R3, le schéma dit l'inverse. Les deux marchent — sur un /30 il n'y a que deux adresses. On suit le schéma, puisque le sujet y renvoie partout. Si la question tombe : citer le schéma et signaler la contradiction.

Le routeur sur un bâton

Interface physique : sans adresse, mais allumée.

Une sous-interface par VLAN, numérotée comme le VLAN par convention :

interface g0/1.21
encapsulation dot1Q 21
ip address 192.168.21.1 255.255.255.0

Le mot-clé native ne s'ajoute que si le VLAN natif est l'un de ceux-là. Ici le natif est le 1 : aucun native.

⚡ RIPv2 : les quatre lignes

router rip
version 2
no auto-summary
network 172.16.0.0

network prend l'adresse de classe, pas le sous-réseau : une seule ligne couvre les deux /30.

Sans no auto-summary, les /30 sont annoncés en /16 et le découpage est perdu.

passive-interface sur les LAN : le réseau reste annoncé, les mises à jour cessent d'être diffusées sur le segment.

Sur R2, default-information originate propagerait la sortie Internet — mais le sujet donne déjà à R1 et R3 leur propre route par défaut. Elle devient nécessaire dès qu'on retire ces routes statiques.

DHCP

Les exclusions sont globales et se posent avant les pools :

ip dhcp excluded-address 192.168.21.1 192.168.21.20

Puis, dans le pool : network, default-router, dns-server, domain-name.

Une adresse en 169.254.x.x ne dit pas « DHCP est faux », elle dit « personne n'a répondu » — cherchez le VLAN, l'agrégation, la sous-interface.

⚡ NAT : les deux lignes qu'on oublie

ip nat inside sur chaque interface côté réseau privé — les deux liaisons série ici.

ip nat outside sur la sortie Internet.

Sans elles, show ip nat translations reste vide quoi qu'on fasse.

Masque générique = inverse du masque : 255.255.252.0 donne 0.0.3.255.

Lire un état d'interface

administratively down → il manque no shutdown.

down / down → rien en face : câble, équipement éteint, ou horloge DCE manquante.

up / down → le lien existe, le protocole ne s'établit pas : encapsulation, ou l'autre bout n'est pas prêt.

La première colonne est ce que vous avez décidé. La seconde, ce que le câble constate.

Les commandes de contrôle

terminal length 0 — supprime la pagination

show ip interface brief — up/up ?
show ip protocols — RIP : version, résumé, réseaux, passives
show ip route — les réseaux distants sont-ils appris ?
show vlan brief · show interfaces trunk
show ip dhcp binding · show ip nat translations
show ntp status

⚡ IPv6 : la ligne oubliée

ipv6 unicast-routing — en configuration globale.

Sans elle, les interfaces prennent bien leurs adresses, les voisins se voient, mais rien ne traverse : le routeur n'est qu'un hôte.

Route par défaut IPv6 : ipv6 route ::/0 serial 0/0/0.

2001:DB8::/32 est le préfixe réservé à la documentation — l'équivalent de exemple.fr.

NTP

Sur le serveur : clock set 09:00:00 5 March 2016 en mode privilégié, puis ntp master 5 en configuration.

Sur le client : ntp server 172.16.1.2 et ntp update-calendar.

La strate se compte en sauts depuis l'horloge de référence : maître en 5, client en 6.

⚡ Tester du plus proche au plus lointain

1. interface locale up/up
2. ping du voisin direct
3. ping de sa passerelle
4. ping d'un réseau distant
5. bail DHCP obtenu
6. accès au serveur web public

S'arrêter au premier échec. Un test raté rend tous les suivants ininterprétables.

Et vérifier que le pare-feu du poste laisse revenir la réponse.

⚡ Mots de passe : trois commandes, trois niveaux

enable secret class — empreinte non réversible. C'est ce que le sujet appelle « chiffré ».

enable password — en clair dans la configuration. Le faux jumeau.

service password-encryption — brouille ceux restés en clair (console, vty) en type 7, qui se défait en ligne en une seconde. Elle masque, elle ne protège pas.

Le masque générique de la liste 1

access-list 1 permit 192.168.4.0 0.0.3.255

Un 0 dit « ce bit doit correspondre », un 1 dit « peu importe ». Deux bits libres dans le troisième octet :

4, 5, 6, 7 — le bloc ne se referme qu'à 7. Résumer les trois loopbacks de R3 en autorise forcément un quatrième, qui n'existe pas.

Le pool, lui : ip nat pool INTERNET 209.165.200.225 209.165.200.228 netmask 255.255.255.248

⚡ Les deux horloges à ne pas confondre

clock rate 128000 — en configuration d'interface, côté DCE seulement. Elle manque ? L'interface reste down / down sans raison apparente.

clock set 09:00:00 5 march 2016 — en mode privilégié, R2#, jamais depuis R2(config)#.

Puis ntp master 5 sur R2 : ses clients seront en strate 6.