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l'explication s'affiche dès que vous avez répondu.
Le cours · La fiche
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1Quel est le hors-sujet le plus courant sur ce thème ?
Le thème ne porte pas sur la zoologie mais sur la relation : « Les animaux et nous ». Le test, à chaque paragraphe : « et nous, dans cette phrase ? » Si l'humain n'y apparaît ni comme observateur, ni comme consommateur, ni comme juge, le paragraphe est à réécrire.
2Quel plan les trois verbes de l'intitulé — imaginer, connaître, comprendre — suggèrent-ils ?
L'animal rêvé — mythes, fables, bestiaires ; l'animal observé — éthologie, biologie ; l'animal dû — éthique, droit, consommation. Chaque étape écarte un peu l'animal de nous, et la dernière nous y ramène. Un plan en trois parties est déjà écrit dans l'intitulé.
3Quelle différence entre anthropomorphisme et anthropocentrisme ?
Deux obstacles, mais de sens opposés : le premier rapproche trop, le second éloigne trop. L'un fait du chat une petite personne, l'autre en fait un objet. D'où la question que le thème pose en creux : peut-on comprendre l'animal si on le pense à notre image ?
4Que fait un bestiaire médiéval ?
Le pélican qui se déchire la poitrine pour nourrir ses petits n'y est pas un oiseau : c'est une image du Christ. Peu importe que le pélican ne fasse pas cela — le bestiaire ne décrit pas, il signifie. C'est exactement ce que fait encore la publicité : le lion d'une marque d'automobile ne renseigne sur aucun lion, il promet de la puissance.
5Quel déplacement Jeremy Bentham opère-t-il en 1789 ?
Tant qu'on cherchait la raison ou le langage, l'animal échouait au test — et l'échec justifiait tout. En prenant la sensibilité comme critère, Bentham ouvre le raisonnement qui aboutira deux siècles plus tard à l'article 515-14 du Code civil. C'est la référence la plus rentable du thème : une phrase, une date.
6Pourquoi ne faut-il pas présenter Montaigne et Descartes comme une ligne droite ?
Quand Montaigne joue avec sa chatte en 1580, il se demande qui joue avec qui : le doute est plus moderne que la certitude qui lui succède en 1637. Et il ne faut pas caricaturer Descartes non plus : il ne dit pas que faire souffrir un animal est indifférent, mais que l'animal ne connaît pas la douleur comme nous.
7Qu'affirme l'antispécisme ?
Le polycopié du cours définissait l'antispécisme par la thèse qu'il combat — une copie qui recopie cette phrase se contredit en une ligne. Le préfixe anti- dit toujours l'opposition : une définition d'« antispécisme » qui ne commence pas par un refus est fausse. Le mot spécisme est forgé sur le modèle de racisme et sexisme.
8Que change l'article 515-14 du Code civil, en 2015 ?
C'est un cadeau pour l'essai : la loi reconnaît la sensibilité sans en tirer les conséquences. La contradiction du thème y est écrite noir sur blanc. Le reste des dates : 2009 pour le traité de Lisbonne, 2021 pour la loi maltraitance — visons interdits, cirques itinérants en 2028.
9Dans un même foyer, un cochon d'Inde a un nom et un cochon a un numéro. Qu'est-ce qui explique la différence ?
Elle n'est pas biologique — le cochon est tenu pour plus intelligent que le chien — ni morale. C'est ce que le thème appelle nos classements et nos préférences : « quelles différences de traitement entre l'âne et le lion, le loup et l'agneau ! » Et la question posée en creux : « animal » désigne-t-il seulement une catégorie cohérente ?
10Quel argument permet de sortir du registre sentimental, où une copie sur ce thème s'enlise presque toujours ?
Réchauffement, déforestation, pollution, extinction des espèces : le sujet cesse d'être une affaire d'émotion ou de morale. C'est précieux en conclusion. Second prolongement du même ordre : végétarisme et véganisme ne se présentent plus comme des régimes mais comme des réponses éthiques.
11Quel retournement Jacques Derrida propose-t-il ?
C'est le meilleur outil de dépassement pour un plan dialectique, et la meilleure ouverture pour une conclusion : il transforme un sujet sur les animaux en sujet sur nous — ce que l'intitulé demandait depuis le début.
12Quel est le versant le plus grave du thème, et comment le traiter ?
Comparer un groupe humain à une bête — vermine, meute, troupeau — a servi historiquement à justifier la violence et l'exclusion ; la bibliographie officielle renvoie d'ailleurs à un article sur la frontière humain-animal dans l'Allemagne nazie. C'est un argument puissant précisément parce qu'il n'a pas besoin d'être appuyé.