1Dix exemples, trois cases Facile
Ranger chaque exemple dans l'une des trois formes du faux : celui qu'on subit, celui qu'on fabrique pour tromper, celui qu'on invente sans intention de nuire. Puis repérer ceux qui résistent au classement.
1. Don Quichotte attaque les moulins
2. Un faux site bancaire qui réclame vos identifiants
3. La tour Eiffel déménage — Le Parisien, 1er avril 1986
4. Un tableau en trompe-l'œil
5. Une publicité qui promet un résultat impossible
6. Guido, dans La vie est belle, invente un jeu pour son fils
7. Un platiste convaincu par des vidéos en ligne
8. Un État qui retouche une photographie officielle
9. Un roman qui raconte une guerre à travers un personnage inventé
10. Un deepfake mis en ligne « pour rire », puis massivement partagé| Forme | Exemples |
|---|---|
| On le subit | 1 · 7 |
| On le fabrique pour tromper | 2 · 5 · 8 |
| On l'invente sans nuire | 3 · 4 · 6 · 9 |
| Il résiste | 10 |
Un deepfake mis en ligne « pour rire » est fabriqué sans intention de nuire — troisième catégorie. Mais partagé massivement, hors de son contexte, il produit exactement l'effet de la deuxième.
L'intention de celui qui produit et l'effet sur celui qui reçoit ne coïncident pas toujours. C'est là que le classement cesse d'être un exercice de rangement et devient une réflexion.
Dans une copie, c'est ce paragraphe qui est noté. Les neuf autres exemples servent à installer les catégories ; le dixième montre qu'on les a comprises.
Le canular du 1er avril est un jeu — mais il a provoqué, selon le journal lui-même, un moment de panique chez certains lecteurs. Un faux inoffensif dans son intention peut avoir des effets qui ne le sont pas.
Retenez la règle : une catégorie se justifie, elle ne s'assène pas. Écrire « c'est un canular, donc catégorie 3 » vaut moins que « c'est un canular, mais… ».