1Les quatre mots en -isme Facile
Attribuer à chaque situation le mot qui convient :
anthropomorphisme, anthropocentrisme,
spécisme, antispécisme.
a. « Mon chat me fait la tête parce que je suis rentré tard. »
b. « Protéger la forêt, c'est important : elle nous fournit
l'oxygène et les médicaments de demain. »
c. « Un chien, ça compte ; un rat de laboratoire, non. Ce ne sont
pas les mêmes bêtes. »
d. « Si un porc et un chien souffrent pareillement, rien ne
justifie de manger l'un et de soigner l'autre. »
e. « Les dauphins sourient, ils sont heureux dans leur bassin. »
f. « L'homme est au sommet de la création : tout le reste est là
pour son usage. »| Le mot | Pourquoi | |
|---|---|---|
| a | Anthropomorphisme | « faire la tête » suppose une rancune, donc une intention et une mémoire du tort : des états humains prêtés à l'animal. |
| b | Anthropocentrisme | la forêt n'a de valeur que par son utilité pour nous. L'argument est écologique, mais le centre reste l'humain. |
| c | Spécisme | le traitement dépend de l'espèce — et de rien d'autre. Noter que le spécisme ne sépare pas seulement l'humain de l'animal : il hiérarchise aussi les animaux entre eux. |
| d | Antispécisme | le critère retenu est la capacité de souffrir, pas l'espèce. C'est exactement le raisonnement de Bentham, deux siècles plus tôt. |
| e | Anthropomorphisme | et un cas d'école : la mâchoire du dauphin a une forme fixe qui ressemble à un sourire. On lit une émotion dans une anatomie. |
| f | Anthropocentrisme | version maximale : l'humain n'est pas seulement le centre, il est la fin. On peut y voir aussi du spécisme — les deux se renforcent. |
La confusion la plus fréquente est entre a/e et b/f. Le test : « qui ressemble à qui ? » Si l'animal est fait à notre image, c'est l'anthropomorphisme. Si le monde est ordonné autour de nous, c'est l'anthropocentrisme.