12 questions. Une seule bonne réponse par question, et
l'explication s'affiche dès que vous avez répondu.
Le cours · La fiche
0 / 12
1Comment un article de presse anglophone est-il construit ?
Titre, sous-titre, premier paragraphe qui résume tout, corps qui détaille, ligne de source. Un article se comprend donc en lisant le début — à l'inverse d'une dissertation française, dont la conclusion porte la thèse. Cette régularité est une arme : cinq minutes de survol et l'on connaît déjà le plan.
2Sur quoi vaut-il mieux bâtir sa phrase de thème : le titre ou le sous-titre ?
La presse anglophone adore les titres à double sens : « State of play » est une expression figée signifiant « l'état des lieux », et « the land of adult nappies » est une image du vieillissement démographique. On lit le titre en premier, mais on ne le comprend qu'en dernier — le sous-titre, lui, donne l'angle.
3Après la ligne de source, le titre et le premier paragraphe, que lit-on pendant le survol ?
C'est la topic sentence : la rédaction anglophone enseigne que chaque paragraphe commence par sa phrase-clé, et c'est presque toujours respecté dans la presse sérieuse. Six paragraphes, six phrases — on a le plan complet sans avoir lu le reste.
4Quelle différence entre skimming et scanning ?
Le skimming, c'est le survol en cinq minutes ; le scanning, c'est ce qu'on fait pour répondre à une question, comme on cherche un nom dans un annuaire. Les deux s'opposent à la lecture mot à mot, la plus lente et — paradoxalement — la moins fiable en temps limité : elle épuise l'attention avant la fin du texte.
5Quelle est la façon la plus sûre de produire une phrase complète en réponse à une question ouverte ?
« System and network administrators are important because they monitor network traffic… » : la question fournit le sujet et le verbe. Ce réflexe coûte cinq mots et règle d'un coup les problèmes de construction, de temps et d'accord. Et la consigne demande presque toujours in your own words — recopier ne prouve pas qu'on a compris.
6Quel est le seul type de question où l'on doit recopier exactement le texte ?
La question donne une définition, pas une traduction : on cherche le mot dont la définition correspond, exactement comme dans un dictionnaire anglais-anglais. Le mot est dans le texte, il faut le retrouver — pas le traduire.
7Dans un vrai-faux, quel type de mot doit éveiller la méfiance ?
« Wearable technology has eliminated the need for traditional coaching » est faux : le texte dit qu'elle complète l'entraînement. Les quatre autres procédés : le détail déplacé, la comparaison inventée, la cause retournée — un despite lu comme un because — et le chiffre modifié, le plus facile à vérifier et donc le plus facile à sanctionner.
8Vous ne trouvez dans le texte aucune phrase correspondant à une affirmation du vrai-faux. Que conclure ?
C'est le même contrôle que pour le compte rendu — « puis-je montrer la ligne du texte qui dit ça ? » —, mais posé ici explicitement, question par question. La méthode : pour chaque affirmation, retrouver la phrase qui en parle et la comparer mot à mot.
9Quel affixe est le plus rentable pour deviner un mot inconnu ?
Borderless — « sans frontières » — décrit la stratégie des fabricants de jouets japonais, et ne figure dans aucune liste de vocabulaire. Les autres leviers, du plus rentable au moins sûr : la définition qui suit le mot entre virgules, les affixes, la place dans la phrase, et le mot transparent — qui trahit parfois : eventually, actually, delay.
10Que signifie « it's not unusual in Bangladesh » ?
C'est une litote : deux négations valent une affirmation prudente, et la presse anglophone l'emploie sans arrêt. Même mécanisme dans not surprising (parfaitement logique), not unrealistic (tout à fait plausible) et no small feat (un véritable exploit). Ne jamais lire la première négation sans la seconde.
1 billion anglais = 1 milliard, soit 10⁹ ; le « billion » français vaut mille milliards. Traduire a billion par « un billion » multiplie le chiffre par mille — une erreur immédiatement visible. Autres pièges de lecture : le point anglais est notre virgule décimale (4.2 million = 4,2 millions), et la virgule anglaise sépare les milliers (85,000 = 85 000).
12Que fait-on des noms propres dans un compte rendu ?
Atom Bank, Tamagotchi, The Guardian gardent leur forme — et les journaux gardent leur article. En revanche the Labour Party devient « le parti travailliste », et l'on garde le sigle quand il est connu. Les titres de personnes se traduisent aussi : chief executive devient « le directeur général ».